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 Déni de grossesse

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MessageSujet: Déni de grossesse   Lun 16 Mar - 12:02

Le déni de grossesse se définit comme le fait pour une femme enceinte de ne pas avoir conscience de l’être. C’est ce que rappelle le Dr N.GRANGAUD, pédopsychiatre, dans une thèse qui fait référence, "Déni de grossesse, essai de compréhension psychopathologique [1].

Une des idées fausses circulant sur le déni est qu’il ne peut concerner que de très jeunes femmes ou des femmes "attardées". Rien n’est plus faux, comme le prouve une étude française récente menée pendant de sept ans auprès de 2 550 femmes ayant été hospitalisées dans les maternités de Denain et Valenciennes [2]. Les auteurs ont observé et décrit 56 cas de déni qui se partagent pratiquement à égalité entre ceux qui prennent fin avant le terme de la grossesse ("déni partiel") et les dénis qui se poursuivent jusqu’à l’accouchement ("déni total" : 29 cas).

Cette étude fait surtout ressortir que près de la moitié des femmes victimes d’un déni est déjà mère d’un ou de deux enfants (26 femmes sur les 56 étudiées). Le fait d’être déjà mère ne protège donc pas contre le déni, et ne permet pas de facto à la femme de "reconnaître", d’avoir conscience de son état de grossesse. Autre information de poids : tous les milieux sociaux sont concernés. Le déni n’a donc pas une explication "sociale" mais, comme les principales affections psychiatriques, il est répartie au hasard dans la population. Caractéristique essentielle du déni : le corps ne présente pas de signe de grossesse. Il n’y a pas de "ventre". Il n’y a pratiquement pas de prise de poids, ni de masque de grossesse. Les femmes ne sentent pas bouger le bébé. L’aménorrhée caractéristique de la grossesse est elle même souvent transitoire ou même totalement absente (autrement dit, il y a des règles ou des saignements génitaux pendant la grossesse),

Un exemple significatif de déni total rapportés, parmi d’autres, dans la littérature médicale, est celui d’une femme, militaire de carrière, arrivée à terme, qui déclare que non seulement elle n’a éprouvé aucun des signes qu’elle avait ressentis lors de ces deux grossesses précédentes mais surtout, qu’elle ne peut être enceinte puisqu’elle n’a pas pris de poids et "est rentrée" dans son treillis habituel jusqu’à l’accouchement.

En ce qui concerne l’entourage le plus proche, ce qui est caractéristique, c’est. que lui non plus ne voit rien, ne perçoit rien, alors que des personnes plus éloignées, qui ne voient qu’épisodiquement la femme qui souffre de déni peuvent parfois percevoir qu’elle est enceinte ! Pas toujours : de nombreux médecins, même expérimentés, ont "laissé passer", en la prenant pour autre chose, des grossesses parfois près du terme chez des femmes en déni.
Quand le déni est total, l’accouchement s’accompagne d’un état de sidération. Une patiente dit par exemple : "J’ai pris un bain car j’avais mal au ventre, je pensais que c’était mes règles. Et puis tout a claqué, il y avait du sang, du sang, et je suis restée dans le bain". Cela semble être encore plus le cas quand l’accouchement a lieu dans la solitude [3]. Il n’est pas rare que dans ces cas là qu’il se solde par la mort du bébé, soit accidentellement, soit par manque de soins (6 cas dans l’étude déjà citée sur les 29 cas de déni total). Ce dernier cas constite pour la femme un drame d’une gravité peu commune. Non seulement dans les heures qui suivent la naissance, elle réalise brutalement qu’elle était enceinte sans le savoir (d’où l’angoisse que l’on peut imaginer sur le fonctionnement de son propre corps) mais de plus que son bébé est mort ! Comme si ce double drame n’était pas suffisant, cette femme est jetée en prison. C’est cette attitude moyenâgeuse que dénonce l’Association Française pour la Reconnaissance du Déni de Grossesse.

En effet, la réalité du "déni de grossesse" est établie sur le plan médical. Avec 600 à 1 800 femmes concernées chaque année en France, il constitue d’ailleurs un réel problème de santé publique. L’Association Française pour la Reconnaissance du Déni de Grossesse se bat pour que le déni de grossesse soit maintenant juridiquement reconnu.

Qui veut en parler?

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jennifer



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MessageSujet: Re: Déni de grossesse   Mer 18 Mar - 1:06

Alors là, non, non, non et non!!!!!

Une femme n'est JAMAIS jetée en prison pour déni de grossesse, mais pour infanticide!!!! On peut dire que les deux sont liés (et ce n'est pas toujours le cas), mais l'un n'entraîne pas obligatoirement à l'autre.

Bien sûr qu'elles vont en prison, et je trouve inadmissible qu'il y en ait qui aient encore le culot de trouver cette peine trop lourde.

Bordel! Ca y est, je suis énervée!!!


Cet article aurait pu être parfait, s'il ne se termnait pas par une prise de position intolérable. Non mais c'est la société qui est moyennageuse parce-qu'elle punit les infanticides...

On nage en plein délire, là!!!!
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enkariss



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MessageSujet: Re: Déni de grossesse   Jeu 26 Mar - 15:48

Justement, n'est ce pas un problème pouvant etre considéré comme d'ordre psychiatrique?
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jennifer



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MessageSujet: Re: Déni de grossesse   Dim 29 Mar - 6:05

Psychiatrique, et neurologique aussi, je pense.

Je souligne juste que la défense des femmes infanticides n'a rien à faire sur un sujet de déni de grossesse, car si ça peut découler du déni de grossesse, ce n'est pas du tout une issue obligatoire.

Le déni de grossesse n'est pas un crime, l'infanticide en est un.
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enkariss



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MessageSujet: Re: Déni de grossesse   Mar 7 Avr - 23:18

Certes, alors on peut ouvrir un nouveau sujet mais au vue du nombre de participants...

Ceci dit dans ce genre d'affaire particulière (infanticide suivant un déni de grossesse), je me demande si les responsabilités ne sont pas à partager entre la femme et l'entourrage.... car c'est souvent ce qui pousse à commettre un crime (peur que son entourrage ne découvre une infidélité, une perte de virginité dans certains cas, ca s'est produit il n'y a pas longtemps en france)

Et pour ce qui est de l'article je crois qu'il prend surtout en compte le fait que la femme est déboussolée par ce type de "nouvelle" l'enfant qui né sans assistance et ensuite, lemanque de soin éventuel conduisant à la mort, est aussi imputable à cette ébéhétude... il faut donc considérer deux choses bien différentes : l'incapacité à s'occuper d'un enfant entrainant la mort de celui ci,, et l'infanticide. c'est pour ca que plus je lis cet article et plus je me dis que c'est un problème complexe qui ne peut etre traité qu'au cas par cas....

et une femme qui accouche après un déni de grossesse devrait peut etre etre suivie par une équipe médicale et entourée... avant d'etre jugée pour infanticide...
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jenny
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MessageSujet: Re: Déni de grossesse   Mar 25 Aoû - 19:28

Je réponds tardivement, mais je ne suis pas d'accord. Il n'y a qu'à voir la Courgeault, c'était nullement dû à son entourage, qui a encore le toupet de la soutenir. Là, on ne peut pas dire qu'elle craignait les réactions.

De plus, quand on se sent bête, limite on se rend à l'hôpital, et là, on y laisse le bébé (ça s'appelle accouchement sous X et c'est encore autorisé _ j'ai quasiment envie de dire encouragé_ par la loi).

L'infanticide est un acte, criminel en l'occurrence, et par conséquent, il se juge et se punit (et je ne vois pas en quoi on peut le soigner).
Le déni de grossesse, c'est tout autre chose, et ce n'est pas toujours une crainte de l'entourage. Tu as raison d'en souligner la complexité, mais pour avoir lu un ouvrage dessus,je peux rajouter qu'il ne s'agit pas toujours de la pauvre petite adolescente apeurée qui devait rester vierge.
On peut faire un déni de grossesse après avoir eu quelques enfants... D'ailleurs le déni partiel (grossesse découverte tardivement) précède souvent un déni complet.
Là oui, l'équipe médicale est en faute...
Mais il n'y a qu'à voir comment le cas de "baby blues" est traité avec indifférence, alors qu'il peut déboucher sur une véritable dépression et une incapacité à s'occuper de l'enfant.

En constatant le problème non résolu des urgences engorgées (je suis touchée de près, ma mère et ma grand-mère ont été aux urgences dès 10h30... Et n'étaient toujours pas reçues à 14h30... Au passage, pour une personne qui s'affaiblit, sauter un repas c'est vrai que c'est recommandé)...
Face à ce problème, donc, je me demande pourquoi faut-il être criminel pour qu'on ait envie de nous soigner?
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Anonyme
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MessageSujet: Re: Déni de grossesse   Mer 6 Oct - 3:05

Bonjour.

Fort heureusement, le déni de grossesse ne se termine pas obligatoirement par un drame. Toute femme victime de déni total (grossesse ignorée jusqu'à l'accouchement) et qui accouche seule, sans assistance médicale, ne va pas forcément tuer son bébé. Nombreux sont les cas où « tout est bien qui finit bien », aussi bien pour la maman que pour le bébé.

Mais je ne suis pas d'accord pour affirmer qu'une femme en déni dont le bébé est mort à la naissance (par absence de soins ou par un geste malheureux) est une meurtrière froide et calculatrice !
Je pense qu'on ne doit surtout pas être aussi catégorique. Il vaut mieux faire preuve de prudence, avant de se permettre de juger ! Le problème est extrêmement compliqué... Prudence.
Le fait est que la femme ignore totalement sa grossesse. Elle NE SAIT PAS qu'elle est enceinte.
Dans le cadre du déni, tous les signes physiques de grossesse peuvent être totalement absents : personne ne voit rien, car il n'y a tout simplement rien à voir.
Accoucher brutalement, sans s'y attendre et dans la solitude (sans assistance) peut être violemment traumatisant.
Un choc terrible. Les douleurs ou autres signes précédant l'accouchement peuvent être un moment d'angoisse, la femme ne comprend pas ce qui lui arrive. Tout d'un coup, il y a l'accouchement : la souffrance physique, la sensation que « quelquechose » sort de soi (sans avoir forcément conscience que c'est un bébé...), la découverte brutale de la vérité, l'absence totale de connaissances sur les gestes à pratiquer, l'incapacité à raisonner sous l'effet du choc, une extrême souffrance morale...

Il suffit d'essayer de se mettre à la place des ces femmes (ou de ces jeunes filles) pour comprendre qu'un vécu si traumatisant de leur accouchement peut provoquer un « état second », où elles rejettent en bloc ce qui s'est passé. C'est un peu comme si elles étaient dans un « cauchemar ».
Malheureusement, cela peut conduire à la mort du bébé (par défaut de soins ou éventuellement un geste fatal).

Mais n'oublions pas qu'il existe aussi des cas où le bébé est déjà mort, quand il naît (bébé mort-né).

Je pense qu'il faut vraiment regarder au cas par cas.
Faire la part des choses entre les meurtres bien calculés (qui doivent être très rares, à mon avis), et l'incapacité de raisonner sous l'effet du choc et de la souffrance.
Mettre en prison une femme traumatisée qui n'a pas compris ce qui lui arrivait, ce n'est pas la bonne réponse au problème !
Ce serait comme mettre en prison un tétraplégique parce qu'il ne peut pas marcher (pardonnez-moi la comparaison).
Ce n'est pas juste.
Les seules femmes qui devraient avoir affaire à la Justice sont celles dont on peut prouver qu'elles ont agi de sang froid (par exemple, celles qui savaient qu'elles étaient enceintes et qui ont prémédité de tuer leur bébé à la naissance).

Merci de votre attention.
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